28/09/2026
L'association AMOUR de la Justice a participé à la demande de Maud Escriva, présidente de l'association Victimes et Avenir, à un moment de rencontre avec des associations d'aide aux victimes d'accidents routiers pour expliquer le fonctionnement de la justice et réfléchir à mieux assurer la prise en compte des victimes dans le procès pénal et, plus particulièrement dans l'action publique.
Voici les mots forts de Maud à propos de cet échange :
Un exercice bien moins simple qu’il n’y paraît — pour les deux parties.
Expliquer le fonctionnement de notre système judiciaire à des victimes qui, bien souvent, le découvrent dans un état de sidération.
Tenter de rendre compréhensibles des décisions de justice, alors même qu’aucune peine ne sera jamais à la hauteur de la souffrance subie.
C’est ce que j’essaie, modestement, de faire avec mes mots auprès des victimes qui sollicitent l’Association Victimes et Avenir.
Mais mes mots ne remplaceront jamais ceux d’un magistrat.
C’est la raison pour laquelle j’ai sollicité l'association Amour de la Justice. Son président, Jérôme Pauzat, et son co-président, Laurent SEBAG, ont immédiatement accepté d’organiser une visioconférence avec les membres du Collectif Justice pour les Victimes de la Route.
Pendant deux heures et demie, les échanges se sont déroulés dans l’écoute, le respect et le partage. Les magistrats ont d’abord expliqué la manière dont les juges prennent leurs décisions, avant de répondre aux nombreuses questions des victimes.
Ce fut une épreuve pour les deux « camps ».
Pour les victimes, d’abord — avec, malgré tout, la satisfaction d’avoir pu dialoguer directement avec des magistrats et de mieux comprendre.
Pour Jérôme et Laurent ensuite — confrontés au vécu et au ressenti, souvent bouleversants, des victimes.
Un exercice difficile, mais profondément enrichissant pour chacun.
Et surtout, un échange qui se conclut par un constat et un objectif commun : il faut faire évoluer les choses.
👉 Changer la loi, car si nous en sommes là aujourd’hui, c’est avant tout le résultat des choix du législateur — les juges, eux, appliquent la loi.
👉 Faire évoluer certaines pratiques judiciaires.
👉 Permettre aux victimes de mieux comprendre les décisions rendues.
👉 Et surtout, leur redonner une place centrale, car aujourd’hui, dans les faits, elles ne sont pas représentées.
Un immense merci à Jérôme Pauzat et Laurent Sebag pour leur écoute et leur engagement, ainsi qu’à Hélène Joly pour son aide précieuse dans l’organisation de cet échange.